Le musée historique de Budapest


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Le Musée Historique de Budapest (Budapest Történeti Múzeum) se trouve dans le palais, commencez votre visite en regardant les vestiges du palais qui sont exposés au niveau inférieur. Il faut descendre un étage à partir de la caisse pour parvenir à l'exposition. Nous sommes d'abord accueillis par les blasons des différentes familles royales qui firent construire les parties les plus anciennes du Château.

On entre ensuite dans des pièces étroites, aux murs épais, en empruntant différents escaliers qui nous font successivement monter et descendre. Ces pièces faisaient partie du palais de l'époque de Sigismond de Luxembourg et en formaient le niveau inférieur.

Les briques profilées en terre cuite, les fragments de pierre et les reconstructions qui en ont été tirées permettent de se faire une idée des différents éléments architecturaux du palais gothique et de sa décoration. L'enfilade de salles conduit à deux pièces dont on a reconstitué l'ameublement. 

La Hongrie eut pour souverain Sigismond de Luxembourg puis, après de brèves luttes intestines, Mathias Corvin, qui régna trente-deux ans sur le pays, qui connut alors son véritable âge d'or. Mathias était l'un des plus grand souverain d'Europe de par sa culture et son sens de la politique, à une époque où la Renaissance était à son apogée. De grands savants, penseurs et artistes du tomps furent invités à travailler à sa cour. Les maîtres les plus habiles firent de son palais un splendide édifice réputé dans toute l'Europe. La bibliothèque du roi, qui comptait 2 500 volumes, la célèbre « Corvina », était l'une des plus riches du monde d'alors. 


Malheureusement, il n'est resté de toute cette splendeur architecturale que quelques témoignages sous forme de fragments de marbre qui sont exposés dans la salle suivante. On peut voir alignés au mur des encadrements de fenêtre et de porte et des fragments magnifiques de manteau de cheminée, de fontaine et de plafond qui évoquent les plus beaux exemples de l'art florentin du Quattrocento.


En continuant notre visite, nous parvenons à la « Salle des chevaliers », qui nous ramène à l'époque de Sigismond de Luxembourg. On peut y voir des statues gothiques aux lignes pleines de grâce et de légèreté qui ont été retrouvées par hasard en 1974 lors de fouilles effectuées dans la partie Nord-Ouest du Château. Elles devinrent probablement superflues lorsqu'on reconstruisit le palais de Sigismond, et on les enterra purement et simplement vers 1430-1440. Leur découverte fit grand bruit dans les milieux archéologiques internationaux. Ces statues trahissent en effet l'influence de la sculpture gothique bourguignonne du XIVe siècle, et leur examen aux isotopes a également montré que chacune d'elle était à l'origine entièrement peinte. 


C'est par un couloir décoré d'autres fragments architecturaux que l'on passe de la salle Renaissance à la partie encore existante de la chapelle royale. C'est Louis le Grand de Hongrie qui la fit construire en 1366. Elle comportait originalement deux niveaux, mais c'est seulement la partie inférieure, la plus petite des deux, qui est ouverte aux visiteurs. La chapelle supérieure a été détruite lors des combats dont le Château fut le théâtre à la fin du XVIIe siècle. Il ne restait à notre époque de ses murs vieux de six-cents ans que ce qui était absolument nécessaire aux restaurateurs pour les reconstituer.


On peut voir en ressortant, au pied de l'escalier, des maquettes qui permettent de juger de l'aspect qu'avaient les parties du palais qui ont été dégagées. Au mur, des dessins et des gravures montrent l'ensemble architectural du Château de Buda au fil des siècles. On remarquera en regardant les maquettes et le dessin qui figure au-dessus un trait horizontal coupant le tout en deux. Il s'agit d'une allusion à une déplorable phase ultérieure de l'histoire du Château. En effet, les bâtiments furent à tel point endommagés durant l'occupation turque et par suite des combats qui conduisirent à la reprise du Château que les architectes autrichiens engagés par les Habsbourg aux XVIIe et XVIIIe siècles jugèrent bon de tout démolir et de faire combler les ruines, qui arrivaient à peu près à la hauteur du genou.

Autrement dit, ils remblayèrent et aplanirent le tout pour obtenir un terrain adéquat à la construction du nouveau palais baroque. C'est ce qui explique pourquoi c'est au sous-sol que nous avons évoqué les siècles reculés, étant donné que c'est uniquement à ce niveau que l'on a pu retrouver et dégager des vestiges des constructions originales. «