Septembre, nous prenons le train avec une amie de passage, direction la courbe du Danube.

Le train ne s'arrête pas vraiment à Visegràd, mais à Nagymaros, sur la rive d'en face. Le temps de trouver le quai du ferry, celui-ci était déjà parti et il nous a fallu attendre une bonne heure. Nous avons pris un café au bord de l'eau, en compagnie d'un chien affreux mais très affectueux (un peu trop à mon goût) et avec un beau soleil qui mettait en valeur le Danube et le château, là-haut sur sa colline.


 

 

 


Sur le ferry, nous avons sympathisé avec un couple d'espagnols d'un certain âge, avec qui nous avons ensuite partagé une navette pour grimper jusqu'au château. Au moment de payer notre entrée, la demoiselle, qui avait repéré que nous parlions français, nous a demandé si nous voulions aussi une entrée pour le "muzétsir". Il nous a fallu quelques bonnes grosses secondes pour réaliser qu'il ne s'agissait pas du donjon ou de la salle de torture, cependant, nous avons décliné l'offre. Pas envie de visiter un musée de cire...

Nous avons commencé par une promenade autour du bâtiment, avec une vue imprenable sur la fameuse boucle du Danube: le fleuve forme un coude à 90° juste ici, et d'après les guides c'est un fait notable. C'est donc noté!

 

 
 
Nagymaros
 
 


La vue est d'après moi le seul intérêt du lieu, toutefois j'ai repéré deux-trois choses lors de la visite que j'ai trouvées jolies ou drôles.

Attention, le château peut vous tomber sur le coin de la figure

 

 

 

 

 

Après la visite, nous avons décidé de redescendre à pied et de tenter de faire de l'autostop. Nous nous sommes postées au bord de la route près d'un point de vue panoramique, parce que le pouce levé tout en marchant fait hocher la tête aux automobilistes, mais ne les fait pas s'arrêter. Nous nous sommes dit que s'ils s'arrêtaient pour admirer le paysage, nous pourrions les aborder, leur faire nos yeux de biches et nous faire redescendre en ville. Chose faite avec un jeune couple, qui semblait très mal à l'aise, mais qui a donc été assez sympa et courageux pour oser nous laisser monter dans la voiture.


Nous avons juste eu le temps de manger avant de prendre le ferry du retour. Pour ne pas mourir idiote, j'ai choisi un plat tzigane à la crête de coq frite. Je n'ai pas aimé, il faut bien le dire, mais c'était intéressant!

Et voilà, encore une journée bien remplie en Hongrie...